Comment agit la sophrologie ?

 

 

Une approche physiologique

Du côté du cerveau…

Notre cerveau est parcouru d’ondes cérébrales de différentes natures. Pour simplifier retenons les 4 principaux rythmes :

 

Le rythme BETA : lorsque nous sommes à l’état de plein éveil, yeux ouverts en pleine lecture, au travail ou encore dans l’action. Notre cerveau fonctionne à plein régime. l'encéphalogramme affiche des cycles de l'ordre de 14 à 21 pulsations par seconde.


Le rythme ALPHA, c’est l’état de relaxation, yeux fermé. Les ondes cérébrales ralentissent  (7 à 14 pulsations par seconde). A ce rythme les 2 hémisphères du cerveau travaillent de la même manière, alors qu’à l’état de veille un des 2 hémisphères travaille toujours plus que l’autre.


Le rythme THÊTA, correspond à la phase du sommeil léger, l’activité cérébrale ralentit (4 à 7 pulsations/seconde). Plus le rythme baisse, plus nous nous enfonçons dans le sommeil profond. C’est la zone utilisée en hypnose.


Le rythme DELTA, c’est la zone de l’inconscient, du sommeil profond, du rêve, c’est aussi à ce stade que se déclenche la libération d’une hormone de croissance très importante. Les pulsations varient  (0.5 à 4 pulsations/seconde). Dans cette zone, seules les fonctions vitales sont assurées par le cerveau.

 

 

L’état de relaxation provoqué par la sophrologie est celui qui correspond au rythme ALPHA, c’est un rythme que l’on retrouve parfois aussi en état de veille, mais sans que nous en ayons conscience. C’est celui qui évite la surchauffe de notre cerveau, notre cerveau connaît cet état environ 30 fois par minutes.

Cet état est choisi, en sophrologie, pour ses particularités : c’est en effet à ce rythme que les 2 hémisphères du cerveau travaillent en symbiose.  Un état privilegié qui améliore  les facultés de concentration, la mémoire, la gestion du stress, la perception de nos sens, de nos capacités… Cest donc là que nous avons libre accès à notre inconscient, que nous pouvons influer sur ses perceptions, reprendre les rênes pour opérer des transformations avec de nouveaux objectifs clairs et positifs.

 

 Penchons-nous maintenant sur le système nerveux…  
(cf La Sophrologie d’après le Docteur Luc Audouin) 

 

La relaxation s’obtient par le relâchement musculaire qui entraîne de ce fait une baisse du niveau de vigilance. C’est grâce à une structure nerveuse : la formation réticulée ou substance réticulaire, que s’opère ce processus.
Cette substance, située dans le tronc cérébral est une colonne de tissus nerveux constitués de neurones enchevêtrés.
Pour simplifier, la formation réticulée ou substance réticulaire possède une action :
Modulatrice sur la vigilance au sens large : attention, veille, sommeil et sur la douleur
Motrice sur la motricité et les réflexes musculaires, ainsi que sur de nombreuses fonctions végétatives  - respiration, circulation… - 

Récepteurs : Extérocepteurs  (5 sens), propriocepteurs (position et déplacement du corps), intérocepteurs (fonctionnement des organes).

Cortex : tonus cortical qui augmente ou baisse passant de l’hyper excitabilité au sommeil profond.

Système nerveux végétatif 

Excitation système

Sympathique : accélération rythme cardiaque, sanguin et respiratoire.
Parasympathique ralentit le système.​utilisateurs.

Muscles : via les motoneurones de la moelle épinière qu’ils excitent.

     Influence de la formation

réticulaire sur      

Les sensations passent par la moelle épinière, arrivent au tronc cérébral, où se trouve la substance réticulaire, avant de parvenir au cerveau. Elle a un rôle activateur ou inhibiteur et tel un filtre, elle favorise le passage de ce qui est important et arrête les informations inutiles pour ne pas surcharger le cerveau. Pendant la sophronisation, la substance réticulaire laisse passer les informations sensorielles et permet ainsi l’intégration de son schéma corporel. Le corps détendu permet des ressentis plus précis et une meilleure intégration dans la conscience de ce territoire. La détente favorise également la mise au repos de la substance réticulaire, favorisant ainsi une récupération plus profonde du système nerveux, comme pendant le sommeil.

 

 

   Du côté des muscles...

 

 

 

Si le tonus musculaire est lié au facteur physique, il est aussi lié au mental. Ainsi, un état de bien être nous détend, tandis qu’une situation de stress à tendance à tendre certains de nos muscles,  principalement le dos, la nuque, les épaules et la mâchoire, selon le schéma suivant :

   

 

 

 

Corps et tête sont ainsi intimement liés. Et pour aller plus loin, la simple évocation (pensée) d'un mouvement active l'aire cérébrale concernée par ce mouvement bien qu'il n'ait pas lieu.

Les exercices sophrologiques se vivent corporellement et laissent ainsi une trace au niveau du corps. C’est pourquoi de nombreux sportifs utilisent la sophrologie, car tout en visualisant leur compétition en état de relaxation, ils inscrivent dans leur corps la mémoire de cette compétition qui leur servira le jour J.

Toute pensée est corporelle

L'action physiologique du stress

Isabelle Frison-Guéroult - Sophro- Analyste & Sophrologue

56100 Lorient

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