Selon l’IASP, International Association for the Study of Pain, « la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à un dommage tissulaire présent ou potentielle, ou décrite en terme d’un tel dommage ».
La douleur est difficile à définir car elle est personnelle et subjective.
Tout le monde possède les mêmes mécanismes de déclenchement de la douleur, mais chacun la ressent différemment.


          Les variations de la douleur


La douleur varie selon :
- la cause (elle sera différente selon qu’uil s’agit d’une fracture ou encore d’une brûlure…), selon les personnes,
- les personnes
- les émotions
- le mental
- le stress
- l’éducation
- la culture
- les circonstances
- …


          La douleur, c’est quoi ?


La douleur est donc une sensation complexe, à la fois physique et émotionnelle, qui se traduit par :
- une sensation physique caractérisée par la localisation, l’intensité, l’évolution…
- un comportement qui correspond à notre manière de réagir à la douleur, la façon de l’exprimer par le corps et la parole…
- une émotion, qui correspond à ce que nous ressentons moralement…
- une réaction mentale qui correspond à une façon de la gérer, de lui donner du sens, de chercher à l’oublier ou de vivre avec…
Ainsi pour appréhender la douleur, il faut bien sur prendre en compte la douleur physique mais aussi ce que peut ressentir la personne moralement.


          Le circuit normal de la douleur

La sophrologie ne peut en aucun cas se substituer à un traitement médical. En revanche elle peut être un bon complément au traitement prescrit par votre médecin.

La douleur
(d’après Armelle Simon)

1/ Les nerfs sont reliés à des récepteurs sensibles à la douleur : les nocicepteurs. Lorsqu’ils repèrent un danger, ils transmettent le message douloureux par les nerfs jusqu’à la moelle épinière.


2/ La moelle épinière réceptionne le massage douloureux, déclenche une réaction de défense (ex. retirer la main), et transmet le message douloureux au cerveau.


Le cerveau reçoit, localise et interprète la douleur. C’est à cet instant que nous avons mal.

          Quand le circuit de la douleur est endommagé


C’est-à-dire quand le système nerveux est défaillant :
- Nerf sectionné, comprimé ou envahis
- Structures nerveuses endommagées par certains médicaments
La douleur devient neuropathique avec :
- Crises soudaines
- Sensations bizarres (brûlures, décharges, fourmillement, picotement…)
- Troubles de la sensibilité


          Caractère de la douleur


La douleur peut être aigüe, elle dure de quelques minutes à quelques semaines. Elle a une cause précise.
La douleur peut être chronique, elle devient alors une maladie à part entière, usante physiquement et moralement. La qualité de vie, tant professionnelle que personnelle, s’en trouve altérée.
Pour être considérée comme chronique, la douleur doit être installée depuis au moins 3 mois, ne disparaissant pas malgré la prise d’antalgique. Elle persiste même si la cause a disparu, et est difficile à comprendre. Elle devient alors envahissante physiquement et moralement (Fibromyalgie, algodystrophie, céphalées chroniques…).
 

La sophrologie pour calmer la douleur

Souvent, après une séance de sophrologie, les personnes douloureuses ont la sensation que leur douleur « s’endort ». Le calme induit par l’état de relaxation engendre un mieux être immédiat et la région initialement vécue comme douloureuse s’oublie au profit d’une unité retrouvée. C’est tout le corps qui se pose, se détend… Plus de distinction entre le corps d’une part et la région douloureuse d’autre part.

Bien sur la sophrologie n’est pas une baguette magique qui permettrait à la douleur de s’effacer d’un seul coup !

Elle permet néanmoins de défocaliser l’attention. Mental, émotionnel et corps se retrouvent et s’accompagnent vers des sensations plus agréables…Réconciliation avec un corps vécu aussi autrement que douloureux.

Les techniques de respirations, visualisations, mouvements doux sont autant d’outils transmis au sophronisé pour lui permettre de préparer et faire face à certains types de douleurs aigues (piqures, examen douloureux…) et d’atténuer considérablement, par des séances quotidiennes, ses douleurs chroniques (type fibromyalgie).

 

« Si on a pas expérimenté la douleur, on ne peut goûter au bonheur".

Proverbe tibétain

                    Comprendre la douleur

Comprendre la douleur. Institut UPSA de la douleur